Une semaine de vacances s'achève. Une semaine de sport (ski deux fois, patin à glace, natation et marche), de matchs (déplacement à Rennes, réception de Nice et Lyon), de lecture (enfin terminé ce livre sur l'autisme !), avec ma famille et des amis.

Aujourd'hui, pour finir en beauté, une heure trente de marche dans la campagne vosgienne. Il tombait des cordes, j'aurais aimé en saisir une (ça c'est pour Séb). Je suis rentrée trempée de la tête aux pieds et pleine de boue mais tellement heureuse. Comme un enfant à qui on permet de sauter dans les flaques d'eau. D'ailleurs, je sais que je suis parfois encore trop jeune dans ma tête. Et même d'apparence, on me donne fréquemment moins que mon âge. Ça me fait penser, il y a quelques jours, au cinéma, la vendeuse m'a demandée si j'avais la carte étudiante. Comme je lui ai répondu par la négative, elle a ajouté, presque chuchoté, perplexe : « vous avez pas moins de 18 ans quand même ». ça m'a fait marrer. Pourquoi pas après tout ? Au boulot, mes collègues rigolent quand elles me voient mettre trois tonnes de sucre dans mon café, quand je dis des conneries en réunion pour amuser la galerie, quand je fais des courses de trottinette dans la cour ou que j'enfourche un vélo dix fois trop petit pour moi pour « montrer l'exemple », quand je garde le glaçage des millefeuilles pour le manger en dernier. Et ouais, peut-être que j'aime tant ce travail parce qu'il me permet de me mettre de la peinture partout, de grimper sur la poutre au gymnase pour vaincre mon vertige, d'éclabousser (parfois) les enfants quand ils se lavent les mains, de déchirer des magazines, de faire déraper la voiture sur la neige, de chanter faux juste parce que c'est drôle, de faire des puzzles, de râler parce que je perds à un jeu, de bouder parce que j'aime ni la paella, ni les pâtes, ni le riz, ni la choucroute, ni le couscous, ni le cervelas, ni... Malheureusement, en dehors du boulot, je m'interdis trop souvent de faire ce genre d'enfantillages ou de dire ce que je pense : que je préfère aller quelque part à cloche-pied plutôt qu'en voiture ou que je me fous du temps qu'il fait dehors pourvu que ce soit amusant.